Découverte : les thés de Nouvelle-Zélande avec Dammann Frères

Dégustation thés Dammann Nouvelle-Zélande

Dégustation thés Dammann de Nouvelle-Zélande

En 2015 déjà je vous parlais de ce thé d’une nouvelle origine, la Nouvelle-Zélande. À l’époque, le domaine sur lequel poussait « le thé le plus pur du monde » ne produisait que du oolong. Aujourd’hui, il existe également un thé vert et un thé noir, que l’on trouve chez Dammann Frères. 

La région de la plaine de Waikato, en Nouvelle-Zélande, bénéficie d’un climat doux et idéal pour la culture de théiers, d’autant que la terre y est très fertile. Les propriétaires du domaine ont donc décidé d’y faire pousser, sans aucun pesticide, du thé il y a quelques années — et Dammann Frères le commercialise depuis 2017.

Ma curiosité m’avait poussée à essayer ce thé — à l’époque il n’y avait qu’un oolong peu oxydé — assez onéreux, pour voir s’il valait le coup de dépenser cette somme. J’avais été bluffée. Ce oolong (que Dammann Frères commercialise sous le nom de Waikato Green Oolong) avait révélé des arômes impressionnants. 

Les nouveautés

Pas étonnant, donc, lorsque les producteurs de ce délicieux thé ont décidé de se lancer dans d’autres sortes, que j’aie décidé de tester leur thé vert et leur thé noir. Dammann Frères a gentiment accepté de m’en faire parvenir pour que je puisse les déguster et je les en remercie ici encore. Au long de ce mois de février, je vais vous en dire plus sur chacun de ces thés, mais voici en avant-première un petit spoiler : ils sont tout aussi surprenants et délicieux que le premier. 

Les prochaines notes se consacreront à la dégustation, je ne vous en dis donc pas plus pour l’instant. Mais je souhaitais aborder l’aspect onéreux dans ce billet. En effet, puisqu’ils sont commercialisés pour une moyenne de 50 euros les 100 grammes, il est légitime de se demander si cela vaut vraiment le coup. 

Pourquoi ce thé est-il onéreux ? 

Tout d’abord il faut se rappeler que derrière ce prix l’on trouve le coût de production, qui inclut des salaires décents et des conditions de travail respectueuses. Bien que la plupart des grandes marques françaises (dont Dammann) s’engagent à respecter des chartes éthiques, le consommateur lambda, peu au fait de la façon dont est produit le thé, peut douter. Comment en effet savoir si, une fois que les représentants des marques repartis, il ne se passe pas des choses douteuses ? Ceux qui ont confiance n’ont pas cette inquiétude, ceux qui l’ont ne seront pas facilement convaincus du contraire. 

Avec le thé de Nouvelle-Zélande il n’y a normalement pas de souci à se faire. C’est pourquoi je pense que ce thé vaut son prix, d’autant qu’avec 100 grammes l’on peut faire 50 tasses (presque une par semaine) ou bien une dizaine de théières. Et comme le disait Georges Orwell dans A Nice Cup of Tea, « une tasse de thé fort vaut mieux que vingt tasses de thé faible ». Il est certain qu’à ce prix, l’on ne fera pas du thé néo-zélandais notre breakfast tea mais il sera un excellent thé de célébration ou de réconfort. Et c’est une très bonne idée de cadeau ! 

Pour Somewhere Over the Teapot, Ann-Claire Lecocq, acheteuse / chef de produits thés & plantes à infusions chez Dammann, a apporté d’autres éléments : « La spécifié de ces thé est leur production et la richesse de leur palette aromatique. Les théiers introduits en Nouvelle-Zélande ont été importés de Taïwan, précisément du cultivar Jin Xuan. Ces théiers ‘’greffés’’ à un terroir différent offrent, après la récolte manuelle des feuilles de thés et leur manufacture, une palette aromatique très riche. Ils sont rares et précieux, puisqu’il n’existe qu’une seule plantation en Nouvelle Zélande, où la récolte se fait grâce à une cueillette fine à la main et que ces grands crus sont importés en petites quantités. »

La sélection des thés néo-zélandais pour Dammann Frères

Ann-Claire nous a également expliqué que pour l’instant la sélection se faisait en direct avec les producteurs par envoi d’échantillons car personne ne s’était encore déplacé sur cette plantation. Quant aux noms (Waikato Green Oolong, Pacific Green et Black Ocean), ils ont été choisis par les équipes achat et marketing : « des noms évocateurs de la Nouvelle-Zélande pour faire voyager les amateurs de thé ». 

Si vous êtes convaincus à l’essai, sachez que l’offre est régulière (mais pas inépuisable) : Dammann achète « une quarantaine de kilos par type de thé, ce qui est une belle réussite pour des grands crus. Ces thés font en général l’unanimité en dégustation ». 

Pour voyager plus loin

Et si vous êtes séduits mais en voulez plus, le domaine d’où est originaire ce thé produit désormais une autre sorte de oolong et propose également ses mélanges de thés parfumés et tisanes (à quand le thé jaune ?). Quant aux aventureux qui prévoiraient de se rendre sur les terres du Hobbit, il est possible de visiter le domaine, d’y prendre le thé ou d’y manger, et même de s’y marier. Mais en attendant ce voyage prometteur, rendez-vous dans quelques jours pour la dégustation du thé noir !