Books of 2017 #7 : SF, Fantasy & BD

Books of 2017 fantasy SF

Books of 2017 fantasy SF

On attaque cette fois deux de mes genres préférés, la SF et la Fantasy, et la bande dessinée, que je connais somme toute encore assez mal. La lecture de Handman m’ayant pris beaucoup de temps, je n’ai lu qu’une autre BD l’année dernière, mais quelle BD ! Mentions spéciales ici pour Dark Matter, Le Port des marins perdus, The Graveyard BookAlice, Thomas Drimm et American Gods. (Oui, il y a beaucoup de Neil Gaiman dans cette note – et dans mes lectures de 2017 en général – et ça ne va pas aller en s’arrangeant.)

Science-fiction : 

Blake Crouch, Dark Matter (2016, 400p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit par J’ai lu Nouveaux millénaires : Dark Matter

Le résumé : Un soir, en rentrant chez lui, Jason Dessen, professeur de physique, est agressé et kidnappé par un inconnu masqué. Quand il reprend connaissance, tout a changé : Daniela n’est plus sa femme, leur fils Charlie n’est jamais né, et Jason lui-même est un physicien de premier plan à l’aube d’une découverte fondamentale. Que lui est-il arrivé? Qui lui a volé sa vie, et pourquoi? Les réponses à ces questions entraîneront Jason sur les multiples chemins d’un voyage extraordinaire, au cours duquel il devra se confronter à son plus dangereux ennemi : lui-même.

Mon avis : LE polar de l’année, et il tombe aussi dans la catégorie science-fiction. Un vrai thriller qui nous retourne bien le cerveau. De temps en temps un OVNI littéraire ou cinématographique apparaît et ce romand e Blake Crouch est de ceux-là. Comme Matrix en son temps, Dark Matter nous offre des possibilités infinies et nous laisse avec un trou noir dans la tête. À lire absolument, surtout pour les fans d’astrophysique.

Laurent Genefort, Les Opéras de l’espace (2014, 416p) ⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Axelkahn est un ténor hors du commun, presque un dieu vivant. Ses interprétations des airs d’opéras les plus périlleux sont des instants volés à l’éternité. Tout cela grâce aux biopuces que lui ont implantées les mystérieux Yuweh. Jusqu’aujour où ces greffes tombent en panne, renvoyant Axelkahn à sa condition de simple mortel. Il ne lui reste plus qu’à tenter de retrouver un Yuweh, dont la légende raconte qu’il aurait disparu au cœur des Bulbes Griffith, gigantesque artefact spatial composé de stations reliées entre elles par des filins créant une inextricable toile d’araignée. Il forme donc une troupe de théâtre aussi hétéroclite qu’attachante et se lance en quête d’une hypothétique guérison. De l’aventure, la description d’un monde hors du commun et… du théâtre ! Rarement space opera n’aura si bien porté son nom.

Mon avis : Un bon space-opéra, parfois un peu dur à suivre. J’ai beaucoup aimé l’ambiance, ce côté « on est foutus à quoi bon » d’un côté, la volonté de persévérer pour que la beauté subsiste dans un monde où tout n’est plus que noirceur.

Bernard Werber, Le Sixième sommeil (2015, 471p) ⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Phase 1 : Assoupissement.Phase 2 : Sommeil léger.Phase 3 : Sommeil lent.Phase 4 : Sommeil très profond.Phase 5 : Sommeil paradoxal.Phase 6 : Le sixième sommeil. Celui de tous les possibles. Imaginez qu’au plus profond d’un rêve vous puissiez revenir en arrière, et rencontrer celui que vous étiez vingt ans plus tôt. Imaginez que vous ayez la possibilité de lui parler. Que lui diriez-vous ?

Mon avis : Bien décevant, comme tout Bernard Werber depuis Les Fourmis et la saga des Thanatonautes et de L’Empire des anges. Je me suis dit, un peu nostalgique : « allez, tentons donc un Werber, sur le sommeil, tu vas te sentir concernée, ça va être sympa ». Je me suis trompée. Même déroulement, même prévisibilité du coup, que dans tous ses autres livres. À l’instar de Marc Lévy, Bernard Werber ne cherche même plus à créer la surprise, il semble se contenter de répéter à l’infini la même recette bien fade.

Christine Adamo, L’Équation du chat (2015, 374p) ⭐️⭐️

Le résumé : 31 décembre. Les douze coups de minuit résonnent dans Cambridge. D’un côté de la rivière Cam, qui traverse la ville, un meurtre sordide est perpétré. De l’autre, une expérience scientifique est menée. 1er janvier. Au petit matin, Hammond McLeod, le jeune doyen de l’École des Sciences Biologiques de St Andrews en Écosse, venu pour signer un important partenariat de recherche, rencontre Noreen Hartwick, censée être son associée en la matière. Celle-ci hésite pourtant car Douglas Sherman, le nouveau directeur du laboratoire informatique de l’Université et cosignataire du partenariat veut – sans explications – imposer une tierce personne : Laurel Brunner. Or cette dernière est spécialiste d’une discipline qui n’a rien à voir avec le projet des deux jeunes biologistes : la physique quantique. Cloîtrée dans son bureau, elle mène seule ses expériences… Comment contrecarrer les plans de Sherman ? L’assistante de McLeod, Martha, se lance alors, pour y parvenir, à l’assaut de la discipline et de ses mystères. C’est le début d’un huis-clos qui, le temps d’une journée, fait passer le lecteur de l’Angleterre d’aujourd’hui à l’Autriche de l’entre- deux guerres, où est née cette révolution conceptuelle. Dans un climat inquiétant ce polar jongle avec les destins croisés des personnages, tout en retraçant avec brio l’histoire de la physique quantique jusqu’à ses principes fondateurs… Principes tellement en contradiction avec ce que l’on savait alors de l’essence du monde et de la frontière entre la vie et la mort que personne n’y croyait vraiment. Quant au lecteur, il commence à comprendre ce qu’est l’équation du chat…

Mon avis : Très déçue parce que j’ai lu aussi Making History de Stephen Fry et que j’ai trouvé les deux histoires assez similaires. Époques et personnages différents, mais même postulat et ville (Cambridge). Ceci dit j’imagine que si vous n’avez pas lu Making History, c’est vraiment sympa.

Philip K. Dick, Do Androids Dream of Electric Sheep? (2012, 1st in 1968, 193p) ⭐️⭐️

Traduit et en poche chez J’ai lu : Blade Runner

Le résumé : L’androïde Nexus 6 n’est pas un simple robot. Son intelligence est bien supérieure à celle de certains êtres humains. Et parce qu’ils ne supportaient plus l’âpreté de la vie sur Mars, huit d’entre eux ont assassiné leurs gardiens avant de s’enfuir sur Terre.La brigade spéciale des blade runners a mis Rick Deckard, son meilleur chasseur d’androïdes, sur l’affaire. Les renégats seront difficiles à coincer, même avec le test standard… Mais la paie proposée devrait lui permettre de concrétiser son rêve : remplacer son simulacre électrique de mouton par un vrai ! Cependant, quand surgit face à lui la belle Rachel, toutes ses certitudes sont remises en cause.

Mon avis : Pouah. Franchement, Philip K. Dick peut être une référence tant qu’il veut, j’ai trouvé tout ça fortement sexiste (oui, je sais, l’époque, tout ça – et je suis bien d’accord, mais étant donné qu’on écrit de la très bonne SF de nos jours je ne vois pas pourquoi s’infuser ça au XXIe siècle). Et assez plat. Je n’ai pas plus aimé le film, d’ailleurs. Débats trop dépassés, visions trop étriquées, on laisse tomber et on essaie d’autres auteurs (cette année je reprends Asimov).

Fantastique : 

Neil Gaiman, American Gods (2013, 1st in 2001, 640p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit par Au diable vauvert : American Gods

Le résumé : À peine sorti de prison, Ombre apprend que sa femme et son meilleur ami viennent de mourir dans un accident de voiture et qu’ils étaient amants. Seul et désemparé, il accepte de travailler pour un mystérieux individu qui se fait appeler Voyageur. Entraîné dans une aventure où ceux qu’il rencontre semblent en savoir plus sur ses origines que lui-même, Ombre va découvrir que son rôle dans les desseins de l’énigmatique Voyageur est bien plus dangereux qu’il aurait pu l’imaginer. Car, alors que menace un orage d’apocalypse, se prépare une guerre sans merci entre les anciens dieux saxons des premiers migrants, passés à la postérité sous les traits des super-héros de comics, et les nouveaux dieux barbares de la technologie et du consumérisme qui prospèrent aujourd’hui en Amérique.

Mon avis : Une nouvelle preuve du génie de Neil Gaiman. Lu juste avant la sortie de la série. J’ai A-DO-RÉ (les deux). On voyage, on tripe un peu aussi, on se plonge et se laisse envelopper dans l’univers sombre de cette bataille entre l’ancien et le nouveau. Si on a déjà vu la série, on lit quand même. Tout n’est pas pareil et on se fera un plaisir de mettre le visage de Gillian Anderson sur le nom de Média.

Christina Henry, Alice (2015, 325p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Dans le dédale de bâtiments en ruines et de gens désespérés qu’est Old City, l’ancienne ville, il y a un hôpital aux murs de parpaings remplis des cris de ses « patients ». dans cet hôpital il y a une femme. Ses cheveux, qui furent blonds autrefois, pendent emmêlés dans son dos. Elle ne se souvient pas pourquoi elles se trouve dans cet horrible endroit — ses seuls souvenirs sont d’une tea party il y a bien longtemps, de longues oreilles et de sang… Mais une nuit, l’hôpital prend feu et elle s’échappe, accompagnée d’un homme étrange à l’histoire tout aussi sombre. Ensemble, ils vont parcourir Old City à la recherche de leurs souvenirs perdus et de vengeance. Pour cela, ils vont devoir trouver, au centre du labyrinthe qu’elle l’ancienne ville, le Lapin blanc.

Mon avis : Une plongée horrifique dans le trou du lapin blanc. On comprend vite dans quoi on est tomé et on n’a étrangement pas envie d’en sortir. C’est souvent glauque et dégueu, mais étrangement lumineux, aussi. J’ai acheté la suite (Red Queen) lors de ma dernière virée à Waterstones en novembre dernier et j’ai hâte d’attaquer.

Didier van Cauwelaert, Thomas Drimm, L’intégrale (2016, 1002p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Thomas Drimm vit aux États-Uniques, une société « idéale » gouvernée par le diététiquement correct, le bonheur obligatoire et la religion du jeu. Ado malchanceux promis à un avenir nul, son destin bascule le jour où il tue accidentellement, d’un coup de cerf-volant, le professeur Pictone. Ce vieux scientifique rebelle, caractériel et parano, se réincarne alors dans un ours en peluche, pour obliger Thomas à poursuivre son action : renverser la dictature et libérer les humains de la puce cérébrale qui contrôle leurs pensées.Tour à tour super-héros clandestin, ennemi public numéro 1, amoureux malgré lui de filles impossibles, explorateur des univers parallèles et leader de la Révolution des jeunes, Thomas finira par découvrir sa véritable identité et triompher des forces diaboliques qui le manipulent. Mais à quel prix ?

Mon avis : Grande amatrice de tout ce qui est signé Didier van Cauwelaert, j’ai été surprise d’apprendre qu’il avait écrit une saga SF. J’ai immédiatement accroché et ai fini ces trois tomes de 1 000 pages en tout en trois jours (j’avais du train et des soirées de libres sans télé en voyage). Le risque dans ce genre d’épopée, c’est souvent de trouver une fin bâclée, mais là ce n’est vraiment pas le cas. Tout est cohérent et on ne décroche pas avant d’avoir fini.

Neil Gaiman, The Graveyard Book (2009, 320p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit et au format poche chez J’ai lu : L’Étrange vie de Nobody Owens

Le résumé : Nobody Owens était presque encore un bébé quand sa famille a péri sous la lame du plus célèbre des tueurs de Londres, le Jack. La nuit du drame, il est cependant parvenu à se réfugier dans un cimetière, où un couple de fantômes l’a recueilli et l’a élevé comme l’un des leurs, sous l’oeil bienveillant de Silas, son ami ni vivant ni mort. Mais cette période heureuse est aujourd’hui révolue, car le Jack rôde toujours, et l’heure est venue d’aller l’affronter une bonne fois pour toutes. A l’extérieur.

Mon avis : UN CHEF D’ŒUVRE. Franchement je n’ai pas envie d’en dire plus. Ne vous posez pas de questions, faites-moi confiance, lisez-le.

Suzanne Adams, Musings of an Earth Angel (2015, 296p) ⭐️

Le résumé : Samantha Kingston, 22 ans, a le boulot parfait, le petit-ami parfait, et des samedis soirs parfaits. Quand le désastre la frappe elle perd tout et se retrouve propulsée dans un voyage où le Bien et le Mal se battent pour sa destinée. La Brigade des démons va-t-elle la détruire ? Ou bien réussira-t-elle, avec l’aide divine de son équipe d’anges à s’élever et à voir la vérité comme l’ange terrestre qu’elle est ?

Mon avis : Alors il y a deux écoles : soit vous êtes moi (sans cœur ni sentiments) et vous détestez et trouvez ça super niaiseux et illisible tellement c’est insupportable soit vous aimez les bons sentiments, les histoires qui ont un côté développement personnel et qui finissent bien, et vous allez sûrement adorer. Je ne juge pas, je préviens.

BD, romans graphiques : 

Teresa Radice et Stefano Turconi, Le Port des marins perdus (2016, 320p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Automne 1807. Un navire de Sa Majesté récupère au large du Siam un jeune naufragé qui ne se rappelle que de son prénom : Abel. Le garçon se lie rapidement d’amitié avec le premier officier, capitaine du navire depuis que le commandant s’est enfui avec le trésor du bord. Abel retourne ensuite en Angleterre où il loge dans l’auberge tenue par les trois filles déchues du fuyard. Alors que la mémoire lui revient peu à peu, il découvre quelque chose de profondément troublant sur lui-même, et la véritable nature des personnes qui l’ont aidé.

Mon avis : Une fantastique découverte grâce à une des bibliothécaires de la Bibliothèque Municipale de Tours qui l’avait mis en avant sur le site web. J’ai enfin compris l’expression « roman graphique » que je trouvais franchement très pompeuse jusque-là. D’abord c’est dense et long, j’ai mis du temps à le lire, je n’ai pas pu finir en une soirée (et j’ai adoré ça). Ensuite c’est beau. Simple et beau. Et enfin l’histoire est top, franchement bien construite, cohérente… Bref, une BD à découvrir absolument (et moi je reste connectée à ma nouvelle bibliothécaire préférée pour ses très bons conseils).

Neil Gaiman, Sandman (Intégrale, Volume 1) (2012, 496p) ⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Morpheus, le seigneur des rêves, a été emprisonné en 1916, par un groupe occulte. Après avoir fomenté son évasion pendant presqu’un siècle, il réussit à s’échapper et se lance dans une quête pour redevenir le Maître des songes. Hantant les cauchemars et les désirs des hommes, il ira jusqu’en enfer retrouver son dû.

Mon avis : Seulement 4 étoiles parce que je suis devenue une fan tellement inconditionnelle de Neil Gaiman ces dernières années depuis que je l’ai découvert grâce à Stéphanie que je m’attendais à adorer sans réserves. En fait j’ai beaucoup aimé, mais ce n’est pas non plus complètement ma tasse de thé. J’ai apprécié les changements de styles (graphiques, notamment) mais j’ai été un peu perdue par moments dans les histoires. Je pense que les sagas ne sont pas forcément pour moi en BD. J’ai évidemment quand même acheté le volume 2 de l’intégrale pour cette année. Comme si je n’allais pas lire tout ce que Neil Gaiman a fait jusqu’à sa mort.

Publicités