Books of 2017 #6 : non fiction

Books of 2017 non fiction

Books of 2017 non fiction

Aujourd’hui, on continue le compte-rendu de mes lectures de 2017 avec la non fiction. Les autobiographies, les ouvrages sérieux… Mais aussi un peu de mythologie que j’ai mise là parce que j’avais envie.

Autobiographies : 

Gregory David Roberts, The Mountain Shadow (2015, 872p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit et en format poche chez J’ai lu : L’Ombre de la montagne

Le résumé : Lin a perdu les deux personnes les plus chères à son coeur : Khaderbhai, son père de substitution, et Karla, mariée à un magnat de la presse. Mais, dans les bas-fonds de Bombay, une nouvelle guerre des gangs fait rage et un vieil homme mystique remet en cause tout ce que Lin a appris sur l’amour et sur la vie.

Mon avis : La suite de Shantaram, que j’attendais de lire avec impatience. Dès les premières pages on retombe avec bonheur dans le style qu’on a découvert dans le premier opus et qui a été moqué par certains médias et critiques. Un style qui, pourtant, colle tant à l’histoire que je n’imagine pas cette autobiographie racontée autrement. The Mountain Shadow n’a évidemment pas le même impact que Shantaram car l’effet de surprise est disparu, mais on lit toujours la prose de Gregory David Roberts comme un polar – impossible de ne pas tourner page après page.

Stephen Fry, More Fool Me (2014, 388p) ⭐️⭐️

Le résumé : Stephen Fry invite le lecteur dans sa vie, plus précisément dans le début de sa vie d’adulte, sa trentaine, notamment. Devenu une star, avec un cercle d’amis qui jetait des paillettes aux yeux, plus de travail qu’il ne lui en fallait, Stephen Fry raconte le passage des années 80 aux années 90, ambiance drogues, alcool et rock’n’roll, mais aussi Sida.

Mon avis : Déçue par ce dernier ouvrage autobiographique d’un de mes auteurs préférés. J’ai préféré les deux autres autobiographies, sur son enfance et ses jeunes années. Celle-ci est plein de références à des personnes sûrement très connues outre-Manche mais parfaitement obscures pour la Française que je suis et qui n’a pas grandi avec les mêmes références. Une bonne partie du livre m’a ennuyée de ce fait mais les passages qui étaient bien m’ont vraiment enveloppées comme seule l’écriture de Stephen Fry sait le faire.

Non-fiction (sciences, histoire, reportages…) : 

Stephen Hawking, Une brève histoire du temps (2005, 272p)⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Stephen Hawking est universellement reconnu comme un des plus grands cosmologistes de notre époque et l’un des plus brillants physiciens depuis Einstein. Successeur de Newton, il occupe à l’Université de Cambridge la chaire de Mathématiques, et s’est rendu célèbre pour ses travaux sur les origines de l’Univers. Une brève histoire du temps est le premier livre qu’il ait décidé d’écrire pour le non-spécialiste. Il y expose, dans un langage simple et accessible, les plus récents développements de l’astrophysique concernant la nature du temps et du monde. Retraçant les grandes théories du cosmos, de Galilée et Newton à Einstein et Poincaré, racontant les ultimes découvertes de l’espace, expliquant la nature des trous noirs, il propose ensuite de relever le plus grand défi de la science moderne : la recherche d’une théorie unitaire combinant et unifiant la Relativité générale et la mécanique quantique. On sait que Stephen Hawking lutte depuis vingt ans contre une maladie neurologique très grave. On n’en trouvera que plus fascinant cet extraordinaire effort d’un esprit scientifique pour parvenir à une compréhension ultime des secrets de l’Univers.

Mon avis : Une lecture dense et à reprendre plusieurs fois dans sa vie, je pense. Je me suis enfin jetée à l’eau et je ne l’ai pas regretté. Je n’ai pas tout retenu mais le pouvoir de vulgarisation de Stephen Hawking est incroyable. On lit un livre sur un sujet que seules quelques poignées de personnes dans le monde peuvent réellement commencer à comprendre et on a l’impression qu’on aurait carrément pu se lancer dans l’astrophysique nous aussi. Du grand art.

Peter Frankopan, The Silk Roads (2015, 636p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit par les éditions Nevigata : Les Routes de la soie

Le résumé : Avec son  » histoire du coeur du monde « , Peter Frankopan renverse le récit traditionnel de l’histoire, qui gravite autour de la Grèce antique, de Rome, de l’irrésistible ascension de l’Europe, et qui mérite, selonlui, une relecture urgente et approfondie. L’auteur s’attache à élargir la perspective du lecteur. Il tourne son regard vers l’Est, vers  » une région à mi-chemin entre Orient et Occident, qui va des rives orientales de la Méditerranée jusqu’à la mer Noire et à l’Himalaya « . C’est là qu’il place le curseur de sa lecture de l’histoire. S’appuyant sur un éventail prodigieux de sources dans au moins une dizaine de langues (depuis Hérodote jusqu’aux dépêches les plus récentes du Département d’Etat américain), le récit balaie une période qui va des campagnes d’Alexandre le Grand jusqu’aux luttes géopolitiques du xxie siècle. Au fil de chapitres rondement menés, il nous livre un formidable travail d’investigation historique pour faire revivre avec intensité de merveilleuses histoires.

Mon avis : LE livre d’histoire à mettre dans sa bibliothèque pour voir le monde (du moins l’Europe, l’Asie, une partie de l’Afrique et l’Amérique du Nord) d’une autre façon grâce à cette étude par les routes commerciales. On découvre d’un autre œil Cléopâtre, les Croisades, l’invasion des Huns, mais aussi la Seconde Guerre mondiale et la Solution finale. Un tour de force de la part de cet historien d’Oxford. Attention, c’est dense et ça ne se lit pas comme un truc léger, sur la plage ou au lit le soit avant de s’endormir. Il faut être bien réveillé et en pleine possession de ses facultés. Une lecture essentielle pour corriger le biais auto-centré de nos cours d’histoire.

Stephen Fry, Mythos (2017, 432p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Personne n’aime et se querelle, ne désire et ne déçoit aussi bien que les dieux grecs. Ils sont comme nous – mais en mieux et leurs aventures ont traversé les siècles. Stephen Fry, tombé amoureux de ces mythes lorsqu’il était enfant, les raconte dans un récit brillant et drôle.

Mon avis : Oui, je sais, la mythologie c’est de la fiction, mais j’ai eu envie de placer cet ouvrage et le suivant dans cette catégorie pour leur côté historique. Après tout, la mythologie c’est une plongée dans le monde tel que le voyaient les peuples d’ailleurs. Stephen Fry est un des maîtres du récit vivant et on tourne les pages et réapprend l’histoire de Zeus et ses comparses avec beaucoup de plaisir et de rire.

Neil Gaiman, Norse Mythology (2017, 304p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit par Au diable Vauvert : La Mythologie viking

Le résumé : Un récit mettant en scène les dieux de la mythologie scandinave : Odin, le plus puissant, sage, audacieux et rusé ; son fils Thor, fort mais tumultueux ; Loki, un fils de géants, escroc et manipulateur. Leur légende, ressuscitée ici, illustre leur nature fière et compétitive, leur inclinaison à tromper, leur tendance à être gouvernés par leurs passions.

Mon avis : Même commentaire que pour Mythos de Stephen Fry, avec cette fois la plume fabuleuse du grand Neil Gaiman, qui nous plonge dans une mythologie moins connue chez nous et grandement transformée par les comics et films de super-héros hollywoodiens. Saviez-vous que Loki était en fait le frère d’Odin et pas celui de Thor ? Moi non plus. On est un peu déstabilisé au départ mais on ne met que quelques minutes à se laisser happer dans cette histoire fantastique et sans fin. Et on en veut plus.

Stephen Hawking, Dernières nouvelles des trous noirs (2016, 110p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Ce sont les objets les plus mystérieux de notre cosmos, des monstres si denses qu’ils engloutissent à jamais tout ce qui passe à leur portée, même la lumière. Du moins le croyait-on, jusqu’à ce que Stephen Hawking montre que les trous noirs s’évaporaient en émettant des particules dans l’espace. Pourquoi ne sont-ils pas si noirs ? Que deviennent les astres qui ont le malheur de s’en approcher de trop près ? Se pourrait-il que les trous noirs soient la porte d’entrée vers un autre univers ? C’est bien ce que suggère le grand physicien, qui nous livre ici le fruit d’une vie de recherche et les dernières et stupéfiantes nouvelles de ces entités.

Mon avis : Les textes de deux courtes conférences illustrées qui rendent le sujet très abordable. Pour tous les fans d’astrophysique qui n’ont pas les compétences pour se lancer dans les études adéquates. Le dernières recherches et découvertes sont toujours inconnues du grand public, qui en apprend l’existence avec des années de retard, tellement tout cela tourne dans un tout petit monde. C’est un bonheur, donc, grâce à la retranscription de ces Reith Lectures de se retrouver au fait de ce qui se passe vraiment dans les trous noirs – ou du moins ce qu’on en pense d’après les dernières mises à jour.

Anne et Maurice Sartre, Palmyre, Vérités et légendes (2016, 280p) ⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Palmyre, la « perle du désert », inscrite au patrimoine mondial de l’Humanité en 1980, subit depuis des années des destructions irréparables largement relayées par les médias. Mais beaucoup d’articles et d’ouvrages écrits à la va vite ont contribué à répandre des erreurs innombrables sur une ville objet de tous les fantasmes.Cité de l’Empire romain, Palmyre n’a été ni une « principauté » ni un État tampon entre Rome et les Perses, pas plus que Zénobie n’en a été la reine. Ville de caravaniers, ouverte aux influences de l’Est et de l’Ouest, elle n’en est pas moins caractéristique de la Syrie gréco-romaine, avec ses rues à colonnades, son théâtre, ses thermes, ses maisons à péristyle. D’où tirait-elle sa richesse ? D’où venaient ses habitants ? Quels étaient ses dieux ? Qui furent réellement Odainath et Zénobie ? Pourquoi ce site prestigieux a-t-il suscité autant d’intérêt et de haine ? Quelle a été son importance aux yeux des Syriens, hier et aujourd’hui, et quel est son avenir ?

Mon avis : Un ouvrage de référence pour ré-apprendre l’histoire de cette cité antique. On y retrouve la Zénobie chère au couple d’historiens et on apprend à ne pas tomber dans les faussetés ou erreurs véhiculées par nombre d’ouvrages sur le sujet. Sartre est LA référence mondiale en la matière.

Emma Jane Kirby, The Optician of Lampedusa (2016, 117p) ⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit et en format poche chez J’ai lu : L’Opticien de Lampedusa

Le résumé : Par un beau week-end, l’opticien de Lampedusa et sa femme appareillent en mer avec des amis. La sortie s’annonce délicieuse. Les mouettes crient dans le ciel et, au fur et à mesure que l’équipage s’approche des oiseaux, l’opticien distingue des corps humains. Premier roman.

Mon avis : Un récit dur mais essentiel. On en sort le ventre à l’envers, les yeux en larmes, la rage au cœur et le cerveau en ébullition. Malheureusement on doit apprendre à canaliser toutes ces indignations car le monde est fait pour nous faire ignorer l’aspect humain de cette catastrophe des temps modernes.

Alexandra Alévêque, Les Gens normaux n’existent pas, Chroniques de 21 jours (2017, 240p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : « Ils sont là près de nous, nous partageons le même monde, mais qui s’intéresse vraiment aux ouvriers, aux acteurs porno, aux religieuses, aux illettrés ou aux infirmières ? Pour dire les choses comme elles sont et parce que j’ai pu le vérifier sur le terrain, la majorité s’en fout complètement. Tous ceux que nous avons côtoyés pour les besoins de ces documentaires sont des titres dans les journaux, une population qu’on nomme mais ne montre pas. Ces hommes et ces femmes ne sont que chair à titraille, des êtres souvent méconnus. » En racontant ici ses souvenirs de tournage — elle est l’auteur de la série documentaire 21 Jours —, Alexandra Alévêque propose une photographie de notre société d’une grande justesse. Avec réalisme et humour, elle dresse le portrait de ces Français dont elle a partagé le quotidien durant quatre ans. Sexe, travail, foi, santé ou éducation : autant de thèmes abordés par ces personnalités ordinaires qui n’ont pourtant rien de banal.

Mon avis : Un récit passionnant. La plume aiguisée d’Alexandra Alévêque se lit sans peine et on découvre avec délice et surprise, parfois, les vies de ces gens tout aussi normaux que nous, finalement. Attendez-vous à avoir envie de vous (re)plonger dans les émissions.

François-Xavier Delmas & Mathias Minet, Tea Sommelier (2016, 224p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Une approche pédagogique et décomplexée pour tout savoir sur le thé… Les techniques de dégustation du thé, les bons accords thés et mets,le théier et sa culture, les meilleurs thés du monde, les usages du thé en cuisine… Chaque page a été conçue comme une petite leçon autonome, traitant d’une thématique unique. Notre promesse ? Quel que soit le temps dont vous disposez – deux minutes ou une heure –en ouvrant ce livre, vous apprendrez toujours quelque chose sur le thé.Pour vous donner envie d’aller plus loin, d’approfondir vos connaissances et – qui sait ? – faire naître chez vous la vocation de tea sommelier !

Mon avis : Je vous en avais déjà parlé là – mon avis n’a pas changé depuis. Un excellent ouvrage pour les débutants qui souhaitent connaître le thé, ses spécificités, les utilisations qu’on peut en faire… Mais les plus avertis trouveront quand même des choses à apprendre et il ne dépareillera pas dans leur bibliothèque – très pratique pour répondre aux questions de visiteurs, notamment grâce à ses élégantes illustrations. Coup de cœur pour la partie sur la cuisine au thé.

Max Gallo, Jeanne d’Arc, Jeune fille de France brûlée vive (2011, 362p) ⭐️⭐️⭐️

Le résumé : « Souvenons-nous toujours, Français, que la patrie chez nous est née du coeur d’une femme, de sa tendresse et de ses larmes, du sang qu’elle a donné pour nous. » Jules Michelet

Mon avis : Pas passionnée mais j’ai quand même appris quelques trucs intéressants. Livre lu dans le cadre de recherches pour un projet personnel.

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