Books of 2017 #4 : polars, policiers, thrillers

Books of 2017 polars thrillers

Books of 2017 polars thrillers

On va m’accuser de me répéter mais encore une fois, un très bon cru pour les polars et autres policiers ou thrillers en 2017. Difficile toutefois de battre Parce qu’ils le méritaient de Peter Swanson, lu l’année précédente et dont j’ai dévoré les deux autres romans l’année dernière. Il y en a un nouveau qui arrive et j’ai tellement hâte ! Pour connaître le nom du roman qui a été pour moi le plus prenant dans la catégorie thriller, il vous faudra attendre la note sur la SF et la Fantasy (oui, parfois les romans rentrent dans plusieurs cases, et ce n’est pas toujours évident de décider). Suspense !

Peter Swanson, Her Every Fear (2017, 333p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit par Calmann-Lévy : Chacune de ses peurs

Le résumé : Lorsque Corbin propose à Kate d’échanger leurs appartements respectifs de Boston et de Londres, Kate, récemment victime d’un ex à la jalousie pathologique, pense que cela l’aidera à remonter la pente et accepte avec joie la proposition de son cousin américain.Malheureusement, à peine arrivée, elle apprend qu’une Voisine, Audrey Marshall, a été assassinée. Troublée, elle se pose aussitôt des questions sur Corbin, d’autant qu’elle s’aperçoit rapidement que ce cousin, locataire fort sympathique au demeurant, se montre très énigmatique sur sa relation avec Audrey… Alors quand l’ex-petit ami de la victime l’accuse clairement à son tour, et que le mystérieux Corbin disparaît brusquement…

Mon avis : Je ne vous le cache pas, mon favori de Peter Swanson reste The Kind Worth Killing (Parce qu’ils le méritaient, en poche, que j’avais mis dans mon top de 2016), mais avec ce troisième roman, l’auteur confirme qu’il est LE maître du thriller à suivre à tout prix. Dans Chacune de ses peurs on étouffe en même temps que l’héroïne/la victime et comme dans ses précédents romans, on lit à toute vitesse du fond de son lit.

Clare Mackintosh, I See You (2016, 386p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit par Marabout : Je te vois

Le résumé : Le jour où Zoe Walker découvre son portrait dans les petites annonces d’un journal londonien, elle décide de mener sa propre enquête. L’image floue n’est accompagnée d’aucune explication, juste d’une adresse Internet et d’un numéro de téléphone. Pour les proches de Zoe, c’est la photo d’une femme qui lui ressemble vaguement, rien de plus. Mais le lendemain et le surlendemain, d’autres visages féminins figurent dans l’encart publicitaire. S’agit-il d’une erreur ? D’une coïncidence ? Ou quelqu’un surveille-t-il leurs moindres faits et gestes ? 

Mon avis : Un peu de mal à rentrer dedans, comme cela arrive parfois, mais une fois qu’on a passé les premières dizaines de pages on est happé par un rythme de plus en plus effréné. Quand on le termine et qu’on le pose, on reste sonné un moment car la fin rend fou. J’ai adoré.

Duane Swierczynski, The Blonde (2006, 302p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Un soir au bar d’un aéroport, Jack Eisley discute avec une jolie blonde. Certes, Jack a femme et enfant, mais quel mal y a-t-il à flirter un peu ? Tout ça est bien innocent, sans conséquence. enfin, jusqu’au moment où la jolie blonde lui glisse : « Je viens d’empoisonner votre verre. » Certes, elle pourrait lui donner un antidote, mais à la condition que Jack l’accompagne à son hôtel et reste auprès d’elle, faute de quoi il mourra. Jack la catalogue parmi les folles et s’en va. Une heure plus tard, conformément aux explications de la blonde, il commence à ressentir les symptômes de l’empoisonnement ; douleurs, vomissements, convulsions. et n’a d’autre choix que de la retrouver ! Avec dans la tête cette angoissante question : Mais enfin, qu’est-ce qu’elle me veut, celle-là ?Pendant ce temps, Kowalski, mystérieux agent secret un rien bizarre, est chargé de subtiliser à titre « d’échantillon » la tête d’un professeur récemment décédé, ce qui ne va pas sans difficultés logistiques – d’autant que la chance n’est pas de son côté. A la croisée des destins de Jack et de Kowalski, une sombre machination scientifico-policière aussi délirante que futuriste.

Mon avis : Conseillé par une des libraires de L’Arbre à lettres à Paris, et je n’ai pas été déçue ! On court après le héros tout au long de sa folle nuit dans Philadelphie, on se laisse emporter par l’extravagance de cette intrigue qui fait nombre de clins d’œil au film noir et on rit dans ce roman en passe de devenir un classique et dont je vous parlais déjà là. 

François-Xavier Dillard, Fais-le pour maman (2014, 332p) ⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Au début des années 70, Sébastien, 7 ans, vit seul avec sa soeur adolescente, Valérie, et leur mère. Cette dernière arrive tant bien que mal à joindre les deux bouts, occupant un job ingrat qui lui prend tout son temps et toute son énergie. Une dispute de trop avec sa fille, et c’est le drame familial. Valérie survivra à ses blessures mais la police ne croit pas à la version de la mère : elle accuse son petit garçon d’avoir blessé sa soeur. Elle sera condamnée à cinq de prison. Des années plus tard, alors que sa soeur vit dans un institut spécialisé et que sa mère n’est jamais reparue, Sébastien est devenu un père et un médecin exemplaires… Mais de mystérieux décès d’enfants parmi ses patients annoncent le retour funeste des voix du passé…

Mon avis : Acheté parce que j’ai rencontré l’auteur autour d’une table à l’apéro le jour de la foire à l’ail et au basilic l’année dernière et lu d’une traite. Si les rebondissements sont parfois prévisibles, c’est l’écriture ciselée qui fait tourner les pages : plus que savoir comment ça va se passer, on a envie de continuer à se faire raconter l’histoire. Prenant, un bon thriller français !

Emmanuel Grand, Les Salauds devront payer (2016, 378p) ⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Wollaing. Une petite ville du Nord minée par le chômage. Ici, les gamins rêvent de devenir joueurs de foot ou stars de la chanson. Leurs parents ont vu les usines se transformer en friches et, en dehors des petits boulots et du trafic de drogue, l’unique moyen de boucler les fins de mois est de frapper à la porte de prêteurs véreux. À des taux qui tuent… Aussi, quand la jeune Pauline est retrouvée assassinée dans un terrain vague, tout accuse ces usuriers modernes et leurs méthodes musclées. Mais derrière ce meurtre, le commandant de police Erik Buchmeyer distingue d’autres rancours. D’autres salauds. Et Buch sait d’expérience qu’il faut parfois écouter la petite idée tordue qui vous taraude, la suivre jusque dans les méandres obscurs des non-dits et du passé. 

Mon avis : À l’Arbre à lettre (librairie parisienne), une des libraires m’a dit qu’il s’agissait d’un « polar rural ». En gros, on prend un fait divers, réel ou fictif mais plutôt glauque, on enferme le lecteur et les personnages dans un coin paumé et on les fait étouffer dans un long roman à la frontière entre policier et thriller. Je n’en avais pas lu, mais Emmanuel Grand m’a convaincue. Pas mon genre préféré mais je n’hésiterai pas à l’occasion d’une nouvelle rencontre à lui en prendre un autre (j’avais déniché celui-ci à la 25e heure du Mans).

Peter Swanson, The Girl With a Clock For a Heart (2014, 333p) ⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit et au format poche au Livre de Poche : La Fille au cœur mécanique

Le résumé : Un vendredi soir comme les autres, alors que George Foss sirote un verre dans son bar habituel, il reconnaît Liana Decter, assise au comptoir, et voit sa vie bien réglée voler en éclats. Premier amour de George, cette femme, qu’il n’a jamais oubliée, a disparu de sa vie vingt ans plus tôt, après lui avoir brisé le cœur. Criminelle recherchée par la police pour des meurtres qu’elle a probablement bien commis, elle a besoin que George lui rende un service : restituer une somme d’argent considérable à un homme qu’elle a trompé et volé. George comprend qu’il va au-devant de graves ennuis, mais comment résister à la mystérieuse et ensorcelante Liana ? 

Mon avis : Un excellent premier thriller, mais comme je l’ai lu après son deuxième, Parce qu’ils le méritaient, qui demeure mon préféré, j’ai été un poil moins emballée. Toutefois l’histoire est prenante, on adore détester les personnages principaux pour diverses raisons (la faiblesse de l’un, la manipulation de l’autre…) et on se laisse embarquer plus que facilement jusqu’au bout de cette épopée moderne et sauvage.

Claude Soloy, La Poule borgne (2014, 240p) 🚫

Le résumé : L’homme est jeune et partage sa vie entre son boulot de manoeuvre et des visites coquines à l’accorte mais peu farouche Geneviève. Cette très, très jeune fille, distrait les consommateurs du bistrot de ses parents adoptifs en les laissant se glisser sous le comptoir pour se rincer l’oeil et plus si affinités. Tout irait donc pour le mieux dans le plus glauque des mondes, si l’homme – précision indispensable – borgne ne tombait amoureux de l’apprentie péripatéticienne ; si son oeil crevé par un père confit dans l’alcool ne le tourmentait plus que de raison ; si deux souteneurs venus de la capitale n’espéraient enrôler Geneviève à son corps plus ou moins défendant ; si une infirmière plus portée sur les câlins que sur les pansements n’entrait dans la danse ; si sa soeur. Bref, dans la drôle de tête de l’homme, tout s’embrouille, tout s’enchevêtre. Et c’est sous l’oeil unique, eh oui !, de sa poule de compagnie, qu’il se laisse emporter par ses démons. Bientôt les cadavres s’accumulent. Un curieux enquêteur s’ingénie à démêler les noeuds de ce maelström de sang, de fureur, de sexe et de désespoir. 

Mon avis : Le résumé sur la couverture faisait envie, l’auteur était un peu étrange, au salon du Mans, j’ai craqué. Je n’aurais pas dû. C’est immonde. Pour être honnête j’ai été incapable de le lire intégralement tellement c’est répugnant. Si vous voulez une « histoire » avec de la violence (exercée sur les enfants la moitié du temps, tant qu’à faire), de la prostitution (de mineurs), de la pédophilie, de l’inceste, des gens immondes, le tout inondé d’une vulgarité sans fond, alors La Poule borgne est pour vous. Sinon, passez votre chemin, vous vous ferez un cadeau.

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