Books of 2017 #3 : la fiction anglophone et autres pays

books of 2017 english fiction: Jessie Burton, Ian McEwan, Naomi Alderman, Julian Fellowes, Margaret Atwood...

books of 2017 english fiction: Jessie Burton, Ian McEwan, Naomi Alderman, Julian Fellowes, Margaret Atwood…

Je continue ce voyage dans mes lectures de l’année dernière avec toutes mes lectures de fiction en anglais. Beaucoup de satisfaction, encore, avec des choix souvent basés sur les couvertures ou le nombre de gens que j’ai vus en train de lire dans le métro ou le bus. J’ai mis parmi les premiers mes coups de cœur absolus, notamment The Muse de Jessie Burton, qui est un de mes favoris de l’année toutes catégories confondues.

Jessie Burton, The Muse (2016, 416p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit en français chez Gallimard : Les Filles au lion

Le résumé : En 1967, cela fait déjà quelques années qu’Odelle, originaire des Caraïbes, vit à Londres. Elle travaille dans un magasin de chaussures mais elle s’y ennuie, et rêve de devenir écrivain. Et voilà que sa candidature à un poste de dactylo dans une galerie d’art est acceptée ; un emploi qui pourrait bien changer sa vie. Dès lors, elle se met au service de Marjorie Quick, un personnage haut en couleur qui la pousse à écrire. Elle rencontre aussi Lawrie Scott, un jeune homme charmant qui possède un magnifique tableau représentant deux jeunes femmes et un lion. De ce tableau il ne sait rien, si ce n’est qu’il appartenait à sa mère. Marjorie Quick, à qui il soumet la mystérieuse toile, a l’air d’en savoir plus qu’elle ne veut bien le dire, ce qui pique la curiosité d’Odelle. La jeune femme décide de déchiffrer l’énigme des Filles au lion. Sa quête va révéler une histoire d’amour et d’ambition enfouie au coeur de l’Andalousie des années trente, alors que la guerre d’Espagne s’apprête à faire rage.

Mon avis : LE bouquin de cette année, celui que je conseille à tout le monde. Je vous en avais d’ailleurs parlé là. De forts personnages féminins talentueux, de l’art, du mystère… Installez-vous bien et prenez tout ce dont vous avez besoin (thé, café, biscuits, plaid, bouillotte, mouchoirs, etc.) avant de vous lancer car vous ne le poserez pas avant de l’avoir terminé.

Sarah Perry, The Essex Serpent (2016, 422p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit par Bourgeois, parution le 11 janvier 2018 : Le Serpent de l’Essex

Le résumé : Angleterre, fin du XIXe siècle. Cora Seaborne, une jeune veuve férue de paléontologie, quitte Londres en compagnie de son fils Francis et de sa nourrice Martha pour s’installer à Aldwinter, dans l’Essex, où elle se lie avec le pasteur William Ransome et sa famille. Elle s’intéresse à la rumeur qui met tout le lieu en émoi : le Serpent de l’Essex, monstre marin aux allures de dragon apparu deux siècles plus tôt, aurait-il resurgi de l’estuaire du Blackwater ? C’est ce que portent à croire la mystérieuse disparition d’un homme à la veille du nouvel an, puis celle de la petite Naomi Banks, fille d’un batelier du village. Dans un cadre gothique marqué par une brume traversée d’étranges lumières, les perceptions singulières de l’épouse phtisique du pasteur et les prophéties d’un vieillard dont l’aspect se confond presque avec celui de sa maison, Cora Seaborne construit sa liberté dans un univers dominé par la peur, repousse les limites de son esprit en le confrontant à une foi qu’elle a reniée et s’attache sans regrets les sentiments de ceux auxquels elle voudrait oublier de plaire. En cette fin d’ère victorienne dont les problèmes sociaux ne doivent pas faire oublier les succès scientifiques, nous suivons les aventures – narrées dans un style riche, élégant et varié – d’hommes qui s’acceptent tels qu’ils devraient être, de femmes qui découvrent devoir être ce qu’elles sont et d’un monstre effroyable qui redevient ce qu’il était. Roman optimiste au charme victorien et à la modernité subtile, Le Serpent de l’Essex est un jardin d’Éden où céder à la tentation permet de se révéler à soi-même, où il n’y a nulle honte à être heureux et où les serpents, aussi terrifiants soient-ils, ne sont jamais dans le coeur des hommes. 

Mon avis : Un contexte victorien, un roman qui célèbre l’amour sous toutes ses formes (celui d’une mère pour son enfant, celui que partagent des amis ou celui des amoureux/amants), la quête d’un monstre fantastique, des disparitions mystérieuses, des rebondissements, un personnage féminin fort et intrigant, tout dans Le Serpent de l’Essex est fait pour qu’on tourne page après page sans s’arrêter. D’ailleurs je vous en avais déjà parlé (en anglais) là. 

Julian Fellowes, Belgravia (2016, 432p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit en français et en format poche chez 10/18 : Belgravia

Le résumé : Le 15 juin 1815, le bal devenu légendaire de la duchesse de Richmond réunit à Bruxelles tous les grands noms de la société anglaise. La plupart des beaux officiers présents ce soir-là périront quelques heures plus tard sur le champ de bataille de Waterloo, faisant de cette réception l’une des plus tragiques de l’histoire. Mais cette nuit va aussi bouleverser le destin de Sophia Trenchard, la ravissante fille du responsable de l’intendance du duc de Wellington. Vingt-cinq ans plus tard, les Trenchard, en pleine ascension sociale, se sont installés dans le nouveau quartier de Belgravia et pensaient laisser derrière eux ces terribles événements. Mais dans un monde en mutation où l’aristocratie côtoie désormais la classe émergente des nouveaux riches, certains sont prêts à tout pour que les secrets du passé ne menacent pas leurs privilèges…Amours contrariées, intrigues entre classes sociales, sans oublier le rôle des domestiques : on retrouve dans ce roman tout le talent et le charme de l’auteur de Downton Abbey. 

Mon avis : Encore une fois (j’ai lu Past Imperfect, également traduit en français, en 2016), Julian Fellowes nous plaque au dossier du fauteuil avec son style inimitable et ses intrigues beaucoup trop prenantes pour être légales. Il ne me reste plus que Snobs à lire de lui — j’attends car j’ai peur de la sensation de manque qui risque de suivre si je le lis trop vite avant qu’il n’en sorte un nouveau.

Margaret Atwood, The Handmaid’s Tale (2007, 1st in 1985, 324p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit en français et en Pavillons Poche : La Servante écarlate 

Le résumé : Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. 

Mon avis : Choquante mais malheureusement étrangement d’actualité, cette histoire nous touche parce qu’il nous semble qu’elle pourrait devenir vraie. Devenue cette année une mini-série qui ne laisse personne indifférent, La Servante écarlate est un must, un livre à mettre dans toutes les mains (même Emma Watson le dit).

Natasha Pulley, The Watchmaker of Filigree Street (2015, 336p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : En 1883, Thaniel Steepleton rentre chez lui et y trouve une montre de poche en or sur son oreiller. Quand l’objet lui sauve la vie dans une explosion qui détruit Scotland Yard, il part à la recherche de son fabricant, Keita Mori, un immigrant japonais au passe-temps étonnant. Pendant ce temps, Grace Carrow traîne frauduleusement à la bibliothèque de l’université d’Oxford, dans un effort désespéré de prouver l’existence de l’éther luminifère avant que sa mère ne la force à se marier. 

Mon avis : Encore une histoire originale rondement menée. On en voit fleurir pas mal de ce genre  — un contexte historique fichtrement bien rendu, des personnages atypiques, un léger élément « surnaturel », pas assez pour classer le livre dans le fantastique mais juste ce qu’il faut pour rendre l’histoire vraiment intrigante… La formule est désormais connue comme le loup blanc mais, contrairement à d’autres, reste efficace grâce à l’originalité des histoires et de leurs auteurs.

Jessie Burton, The Miniaturist (2014, 424p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit en français et en poche chez Folio : Miniaturiste

Le résumé : Nella Oortman n’a que dix-huit ans ce jour d’automne 1686 où elle quitte son petit village pour rejoindre à Amsterdam son mari, Johannes Brandt. Homme d’âge mûr, il est l’un des marchands les plus en vue de la ville. Il vit dans une opulente demeure au bord du canal, entouré de ses serviteurs et de sa soeur, Marin, une femme restée célibataire qui accueille Nella avec une extrême froideur. En guise de cadeau de mariage, Johannes offre à son épouse une maison de poupée, représentant leur propre intérieur, que la jeune fille entreprend d’animer grâce aux talents d’un miniaturiste. Les fascinantes créations de l’artisan permettent à Nella de lever peu à peu le voile sur les mystères de la maison des Brandt, faisant tomber les masques de ceux qui l’habitent et mettant au jour de dangereux secrets.

Mon avis : Le premier roman de Jessie Burton est en cours d’adaptation en série télé et ce n’est que justice. Je pense que c’est la première fois que je lisais le premier roman d’un auteur après un suivant et que je n’ai pas été déçue. The Miniaturist est extrêmement prenant et met déjà en scène les personnages féminins puissants qui semblent être la marque de fabrique de l’auteur. Cette dernière prépare ses deux prochains romans, d’ores et déjà achetés par Picador. Le prochain à paraître se concentrera sur les vies croisées de trois femmes, Elise Morceau, Rebecca Holden et Laura Simmons, durant plusieurs décennies et à travers les continents. Quand on sait que Jessie Burton vient de passer plusieurs mois en Amérique du Sud, on a encore plus hâte d’être en 2019 !

Nadia Hashimi, Si la lune éclaire nos pas (2016, 512p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

(Traduit de l’anglais — américain — et disponible en poche chez Milady)

Le résumé : Kaboul est entre les mains des talibans. Depuis que son mari, considéré comme un ennemi du régime, a été assassiné, Fereiba est livrée à elle-même. Si elle ne veut pas connaître le même sort que son mari, elle doit fuir. Après avoir vendu le peu qu’elle possède, elle entreprend un voyage périlleux avec ses trois enfants, dans l’espoir de trouver refuge chez sa sœur, à Londres. Comme des milliers d’autres, elle traverse l’Iran, la Turquie, la Grèce, l’Italie et la France. Hélas, les routes de l’exil sont semées d’embûches : que devra-t-elle sacrifier pour de meilleurs lendemains ?

Mon avis : Un livre évidemment à mettre entre les mains de tous ceux qui participent à des campagnes de financement anti-migrants ou qui jouent à lacérer les toiles de tentes qui leurs sont offertes. Bon, entre les autres mains aussi, hein. On ne va pas se mentir, bien au chaud dans nos appartements confortables on peut être touchés mais on ne peut pas prétendre pouvoir appréhender le problème de ces dramatiques mouvements de population juste parce qu’on a regardé BFM TV pendant deux semaines au début du phénomène. Nadia Hashimi remet l’élément humain au centre du problème dans cette fiction néanmoins douloureusement réelle. Un roman qui se lit trop facilement et laisse dans le cœur une cicatrice aussi difficile à refermer que le livre.

Marcus Sedgwick, Mister Memory (2016, 336p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Paris, 1899. Marcel Després est arrêté pour le meurtre de sa femme et transféré à l’asile de la Salpêtrière. L’histoire pourrait s’arrêter là. Mais ce n’est pas d’un patient ordinaire qu’il s’agit : surnommé Monsieur Mémoire Marcel Desprès se souvient de tout et n’oublie rien. Mutique durant des jours, Marcel va s’ouvrir à un médecin et à un policier qui, seuls au monde, comptent bien dérouler tous les mystères de cette histoire en offrant à Marcel ce que personne ne lui a jamais proposé : de l’écouter raconter sa version des faits dans son intégralité. Comme Marcel se souvient de chaque détail, le récit va prendre des semaines. Mais est-ce qu’il aidera les trois hommes à faire la lumière sur les étranges événements du soir de la mort de la femme de Monsieur Mémoire ? 

Mon avis : Encore un roman qui surfe sur la vague des histoires pleines de rebondissements sur fond historique mais encore un qui fonctionne diablement bien. On en redemande (et ça tombe bien, les deux prochains sont dans la même veine et aussi bons).

Frances Hardinge, The Lie Tree (2015, 410p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit par Gallimard jeunesse : L’Île aux mensonges

Le résumé : 1860… Faith Sunderly est la fille d’un pasteur et éminent naturaliste. Accusé d’avoir trompé la communauté scientifique, celui-ci part s’exiler avec sa famille sur une île au large des côtes anglaises. Mais des menaces se propagent, jusqu’au drame. Que son père lui a-t-il caché? Défiant les convenances sociales, avec toute la fougue de ses quatorze ans, Faith osera-t-elle faire surgir la vérité? Une vérité qui pourrait se révéler fort dangereuse… Une héroïne passionnée, follement audacieuse et féministe avant l’heure. Une intrigue captivante, une écriture magnifique. Un thriller victorien haletant d’une élégance rare. 

Mon avis : Petit choc en voyant que ce roman est traduit en jeunesse… Je l’ai acheté en section adulte, sauf erreur de ma part, même s’il peut bien sûr être lu dès l’adolescence. Bref. C’est assez haletant, mystérieux et super bien rythmé. J’ai adoré.

Emma Donoghue, The Wonder (2016, 304p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Miraculeusement, une fillette de onze ans qui a cessé de manger se porte comme un charme. Une infirmière, envoyée sur place pour vérifier si le cas est frauduleux, doit faire équipe avec une sœur catholique et rencontre un journaliste qui cherche une histoire à raconter. Inspiré par de nombreux cas de jeûnes de jeunes filles rapportés entre le XVIe et le XXe siècle, The Wonder prend place dans les Midlands irlandais des années 1850. 

Mon avis : Emma Donoghue signe une sorte de thriller psychologique avec un meurtre se déroulant presque sous nos yeux et des témoins interdits de réaction. Après avoir eu un peu de mal à rentrer dedans, je me suis vite prise au jeu et l’ai fini d’une traite.

Linda Stift, The Empress and the Cake (2016, 1st in 2007, 172p) ⭐️⭐️⭐️⭐️

Le résumé : Une vieille lady offre à une jeune fille un morceau de gâteau que cette dernière accepte. La lady ressemble à l’impératrice Élisabeth et vit avec sa servante dans un appartement plein de souvenirs bizarre. D’autres invitations suivent : une visite apparement innocente au musée tourne au cambriolage parfaitement organisé pour récupérer une seringue à cocaïne. Sans le réaliser, la jeune femme devient complice et se retrouve coincée. Sa vie change du tout au tout. Pour le meilleur ou pour le pire ? 

Mon avis : « Vieille lady », « gâteau », « seringue », « cocaïne »… J’ai immédiatement eu envie de me saisir de ce roman autrichien traduit par une petite maison d’édition londonienne, Peirene, basée à Crouch End. Je n’ai pas été déçue. On ressent le désespoir de cette jeune un peu perdue dans sa vie qui se retrouve sans autre choix que de se soumettre à un affreux chantage. Délicieux comme une part de gâteau à la crème et dangereux comme la toile tissée autour de ces femmes, The Empress and the Cake a été une belle surprise.

Naomi Alderman, The Power (2016, 341p) ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit par Calmant-Lévy : Le Pouvoir

Le résumé : Aux quatre coins du monde, les femmes découvrent qu’elles détiennent le « pouvoir ». Du bout des doigts, elles peuvent infliger une douleur fulgurante – et même la mort. Soudain, les hommes comprennent qu’ils deviennent le « sexe faible ». Mais jusqu’où iront les femmes pour imposer ce nouvel ordre ? 

Mon avis : Impossible de le poser une fois commencer. Le best-seller de Naomi Alderman a fait le tour du monde tel une traînée de poudre et cela se comprend aisément. Seul point faible de ce roman selon moi : comment la prise de conscience aura-t-elle lieu si le livre n’est pas lu par sa cible ? Peu de chances en effet que Le Pouvoir se retrouve sur les tables de chevets des oppresseurs.

Ian McEwan, Nutshell (2016, 224p) ⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit par Gallimard : Dans une coque de noix

Le résumé : «À l’étroit dans le ventre de ma mère, alors qu’il ne reste plus que quelques semaines avant mon entrée dans le monde, je veille. J’entends tout. Un complot se trame contre mon père. Ma mère et son amant veulent se débarrasser de lui. La belle, si belle Trudy préfère à mon père, John, poète talentueux en mal de reconnaissance et qui pourtant l’aime à la folie, cet ignare de Claude. Et voilà que j’apprends que Claude n’est autre que mon oncle : le frère de mon père. Un crime passionnel doublé d’un fratricide qui me fera peut-être voir le jour en prison, orphelin pour toujours! Je dois les en empêcher.» 

Mon avis : Les critiques étant tellement élogieuses, j’avais vraiment hâte de me lever dans Nutshell, que j’ai lu en septembre, au retour d’un voyage à Londres, alors que j’avais plein de choses à lire avant. J’ai été un peu déçue, mais je ne saurais dire par quoi. Peut-être à cause de l’attente, de la promesse d’un livre fabuleux. L’écriture est précise, l’histoire menée de main de maître, mais j’ai eu comme un goût d’inachevé. Je le conseille toutefois vivement pour son originalité.

Stephen Fry, Making History (2004, 1st in 1996, 575p) ⭐️⭐️⭐️⭐️

Traduit par Folio SF : Le Faiseur d’histoire

Le résumé : Le choc frontal entre Michael Young, thésard en histoire à Cambrige, et le professeur Leon Zuckermann, vieux physicien obsédé par l’une des périodes les plus noires de l’histoire du XXe siècle, va changer l’histoire – littéralement. Mais pour cela, il faut compter également sur une pilule miracle, sur un rival oublié du petit teigneux autrichien et sur la fatale élasticité du temps. Car qui vous dit qu’effacer un tyran améliorerait le cours de l’histoire humaine ? Michael Young va découvrir combien est retorse la destinée, dans une comédie romantique pimentée d’un zeste d’amour gay et bouleversée par un solide suspense science-fictif. Le pire n’est jamais certain, mais le mieux ne se trouve pas forcément non plus là où l’on attendait. 

Mon avis : J’ai été partagée. J’ai beaucoup aimé cette lecture et je suis une fan inconditionnelle de Stephen Fry, mais j’ai trouvé ce roman un peu prévisible et n’ai pas aussi prenant que The Hippopotamus ou The Liar.

Banana Yoshimoto, Kitchen (2001, 1st in 1993, 160p) ⭐️⭐️⭐️

Traduit et en poche chez Folio : Kitchen

Le résumé : Que faire à vingt ans, après la mort d’une grand-mère, quand on se retrouve sans famille et qu’on aime les cuisines plus que tout au monde ? Se pelotonner contre le frigo, chercher dans son ronronnement un prélude au sommeil, un remède à la solitude. Cette vie semi-végétative de Mikage, l’héroïne de Kitchen, est un jour troublée par un garçon, Yûichi Tanabe, qui l’invite à partager l’appartement où il loge avec sa mère. Mikage s’installe donc en parasite chez les Tanabe : tombée instantanément amoureuse de leur magnifique cuisine, elle est aussi séduite par Eriko, la « mère » de Yûichi Eriko, personnage ambigu et pur, transsexuel à la beauté éblouissante, qui, traversant le récit comme un soleil éphémère, va bientôt mourir à son tour de mort violente… Banana Yoshimoto révèle dans Kitchen, à travers une sorte de « minimalisme flou », une sensibilité nourrie de paradoxes, une sensibilité dans laquelle toute une génération de jeunes Japonais s’est reconnue.

Mon avis : J’ai adoré la première histoire, mais pas la deuxième. Kitchen est une histoire assez étonnante où tout ou presque se passe dans la cuisine. Le sol, le frigo, les plaques de cuisson… Je ne pouvais qu’aimer.

Sarah Perry, After Me Comes the Flood (2014, 232p) ⭐️

Le résumé : Un chaud jour d’été, John Cole décide de laisser sa vie derrière lui. Il ferme sa libraire dans laquelle personne ne met jamais les pieds et quitte Londres au volant de sa voiture. Lorsque cette dernière tombe en panne sur une route perdue il cherche de l’aide et déboule dans une grande maison où il est accueilli chaleureusement. Les résidents connaissent son nom et semblaient l’attendre. Alors les jours et les nuits passent, John Cole profite de son imposture pour retrouver goût à la vie parmi cette galerie éclectique de personnages qui ont tous un petit quelque chose d’étrange. 

Mon avis : Je n’ai pas accroché du tout. Je pense que je n’ai pas bien compris, en fait. Les limites de la lecture dans une autre langue. Je l’ai lu après The Essex Serpent, que j’ai adoré, et cela a sûrement joué également.

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